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Archive pour mars 2009

Alberto Breccia, l’Argentin qui inspira Frank Miller

En exposant le travail de cet artiste jusqu’au 20 avril prochain, Rina Zavagli, directrice de la galerie Martel, entend faire découvrir au grand public l’un des plus illustres représentants du 9e art.

Qui est Alberto Breccia ?

Alberto Breccia était un grand maître argentin, décédé il y a 16 ans. Il a donné vie à énormément de bandes dessinées mais était surtout un grand expérimentateur. De nombreux artistes se sont inspirés de lui. Je pense notamment à José Munoz, dont il fut le professeur, Lorenzo Mattoti ou encore Frank Miller.

Pourquoi cette exposition aujourd’hui ?  

Cet autodidacte a fait un travail exceptionnel. Exposer ses originaux, notamment les planches de la BD Mort Cinder, permet de bien mettre en valeur toutes les techniques qu’il a mises au point. Admirez ce savoir-faire : il lui arrivait de dessiner à la lame de rasoir ou même avec des gants de caoutchouc ! Cela donne des résultats vraiment très différents. Au final, quand on regarde l’expo, on n’a pas l’impression qu’une seule et même personne est l’auteur de tous ces dessins.

Cela n’a-t-il pas joué en sa défaveur ?

Le grand public a en effet du mal à le reconnaître, mais Alberto Breccia n’a jamais souhaité se conformer aux standards de la bande dessinée. Il disait très souvent : « je veux travailler en toute liberté et si mon travail reste dans le secret, ce n’est pas grave, j’assume ». Tel était son état d’esprit jusqu’à la fin.

Galerie Martel
17 rue Martel 75010 Paris
Ouverture du mardi au samedi de 14h30 à 19h

Les percus brésiliennes enflamment le Cabaret Sauvage

Samedi soir, ce sera ambiance "carnaval de Rio" au Cabaret Sauvage.

Retentissez cymbales, résonnez tambours, le concours de Batucadas de Paris est de retour ! Pour sa sixième édition, ce rendez-vous annuel des meilleurs groupes de percussions brésiliennes regagne ses pénates du Cabaret Sauvage. Samedi 28 mars, neuf groupes vont « s’affronter » à coups de rythmes endiablés, dignes d’un carnaval de Rio.

Parmi eux, les joyeux trublions de Mulêketù. Littéralement : “l’enfant qui est en toi”. « Le nom que nous avons choisi est très révélateur du message que nous souhaitons véhiculer », explique Sean Tahiri, membre fondateur et chef d’orchestre de la troupe. Gagnante en 2005, Mulukêtù participe pour la quatrième fois à l’évènement. « Nous faisons salle comble chaque année, avec un public âgé de 20 à 40 ans ».

Soirée test avant la saison estivale

But du jeu pour chaque groupe : tout donner en très peu de temps. « Jouer pendant seulement douze petites minutes a un aspect frustrant. Mais cela nous oblige à être varié et dynamique ! » Ambiance garantie, d’autant que, depuis deux ans, les groupes s’attachent de plus en plus à créer une vraie mise en scène. « Les vainqueurs de l’année dernière étaient issus des arts de la rue. Ils faisaient de la musique, du cirque… Le résultat était complètement déjanté, c’était génial ! », admet sportivement Sean Tahiri.

Pour beaucoup, cette manifestation sera surtout un prélude à une période estivale fort chargée : animations de rue, concerts, festivals… « Ce  concours nous permet de nous tester et de voir ce qu’il faut améliorer. » A noter par ailleurs, la présence hors-concours de Samba de Primeira, un groupe issu de Mangueira, l’une des meilleures écoles de samba de Rio.

Pour clôturer la soirée, DJ Noites prendra les platines et promet d’offrir « un mix euphorisant, avec une sélection des meilleures musiques de tous les temps, de tout le Brésil ». Rendez-vous donc samedi au Cabaret Sauvage à partir de 22h, jusqu’à l’aube.

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